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Centre national de coordination contre l'exploitation des enfants (CNCEE)

Bibliographie analytique

Des additions plus récentes

BANCROFT, John. Sexual addiction, sexual compulsivity, sexual impulsivity, or what? Toward a theoretical model dans The Journal of Sex Research, 41(3), 2004, pp. 225-234.

Cet article porte sur la définition de comportement sexuel « hors contrôle ». Une étude menée sous forme de sondages et de questionnaires auprès de 31 sexomanes visait à déterminer les causes possibles de l’obsession sexuelle. L’humeur comme facteur d’influence possible sur la stimulation de l’intérêt sexuel a été examinée de près. Selon l’article, l’insuffisance des résultats ne permet pas de tirer des conclusions significatives. De plus, d’autres aspects méritent grandement d’être examinés, comme la dissociation de la réalité et la compulsion obsessive en lien avec l’obsession sexuelle; des résultats intéressants pourraient en être tirés.

BOYLE, Karen. The Pornography Debates: Beyond Cause and Effect dans Women's Studies International Forum, 23 (2), 2000, pp. 187-195.

L’auteur aborde l’industrie pornographique d’un point de vue féministe. Elle explique les conséquences d’une telle industrie et les différents médias de diffusion du matériel pornographique, soulignant que chacun a des effets différents. L’auteur précise qu’il est nécessaire d’élaborer une définition commune pour la pornographie, car autrement il est difficile d’appliquer les constatations actuelles d’un point de vue féministe. L’auteur examine les conséquences de la consommation et de la production de tel matériel ainsi que la violence qui en découle.

KRONE, Tony. Queensland Police Stings in Online Chat Rooms dans Australian Institute of Criminology, juillet 2005, no 301, pp.1-6.

Aux fins de la recherche menée par Krone, les dossiers de poursuite et les enquêtes policières proactives sur Internet ont été examinés afin de mieux comprendre l’efficacité de telles enquêtes pour les poursuites. Krone souligne que les tribunaux semblent fortement tenir compte du fait qu’aucun enfant n’a été victime durant ces enquêtes et par conséquent, imposent des sentences clémentes aux agresseurs sexuels d’enfants piégés par une enquête proactive sur Internet.

LUSSIER, P., BEAUREGARD, E., PROULX, J. et NICOLE, A. Developmental Factors Related to Deviant Sexual Preferences in Child Molesters dans Journal of Interpersonal Violence, 20 (9), 2005, pp. 999-1017.

Cette recherche avait pour but d’examiner de près les facteurs de risque qui contribuent au développement d’une préférence sexuelle pour les enfants. Pour ce faire, une étude a été menée auprès de 146 hommes accusés d’infractions sexuelles contre des enfants. Trois facteurs ont été examinés, soit : événements négatifs survenus durant l’enfance, problèmes de comportement durant l’adolescence et activités criminelles de nature sexuelle durant l’âge adulte. On a conclu que la déviance sexuelle à l’âge adulte était liée à des abus subis durant l’enfance; il importe de souligner cependant que toutes les victimes d’abus dans leur enfance ne développent pas nécessairement une déviance sexuelle à l’âge adulte. Les auteurs concluent que des événements négatifs survenus durant l’enfance ne peuvent être considérés comme une cause de déviance sexuelle, mais qu’ils constituent des facteurs de risque.

McCABE, K.A. Reports and Communications: Child Pornography and the Internetdans Social Science Computer Review, 2000, vol.18, no 1, pp. 73-76.

McCabe résume brièvement ce qu’est la pornographie juvénile et Internet. Après avoir évalué dans quelle mesure 261 citoyens de certains États du sud-est des États-Unis connaissent la législation régissant la pornographie juvénile et le comportement sur Internet, l’auteur conclut que même si la majorité des participants connaissaient les règlements municipaux régissant le téléchargement de pornographie juvénile, plus du tiers croyaient que cela était légal. Il suppose que cette croyance découle du fait que la pornographie adulte est acceptée de la société. Il souligne qu’Internet permet aux délinquants sexuels de trouver et de profiter d’enfants naïfs en plus de se procurer de manière anonyme du matériel de pornographie juvénile.

MITCHELL, K.L., WOLAK, J. et FINKELHOR, D. Police Posing as Juveniles Online to Catch Sex Offenders: Is It Working? dans A Journal of Research and Treatment, 17 (3), 2005, pp. 241-267.

Les auteurs examinent un aspect relativement nouveau lié à l’exploitation sexuelle des enfants sur Internet. Ils se penchent sur l’efficacité des enquêtes policières proactives en ligne où les policiers se font passer pour des enfants afin de prendre sur le fait les délinquants sexuels. Les auteurs examinent l’effet de piégeage et l’efficacité de ces enquêtes lorsqu’elles sont présentées devant les tribunaux. Ils soulignent que si de telles techniques d’enquête étaient acceptées des tribunaux et de la société, elle permettraient aux organismes d’application de la loi de prévenir la victimisation en plus de repérer et de suivre les délinquants.

PIERCE, Robert Lee. Child Pornography: A Hidden Dimension of Child Abuse dans Child Abuse and Neglect, 8 (4), 1984, pp. 483-493.

Cet article se veut un bref résumé du développement de l’industrie de la pornographie juvénile aux États-Unis et des mesures prises par les tribunaux pour remédier à ce fléau. Selon l’article, ce n’est qu’après 1977 que le gouvernement fédéral et une majorité d’États (48) ont adopté des lois régissant la pornographie juvénile. L’auteur examine la légalité de la pornographie juvénile mais aussi les facteurs qui peuvent prédisposer des enfants à devenir victimes de pornographie; les enfants fugueurs semblent être les plus vulnérables. L’auteur traite également de la difficulté à intervenir auprès des enfants touchés ainsi que des conséquences de la pornographie juvénile.


Aisbett, Kate. The Internet at Home: A Report on Internet Use in the Home, Sydney, Australian Broadcasting Authority, 2001. Extrait de 

http://mailman.library.uwa.edu.au/pipermail/newbooks-000/2002/000008.html.

Dans son rapport rédigé pour le compte du Australian Broadcasting Authority, Kate Aisbett décrit certains risques qui sont rattachés aux activités en direct, par exemple le leurre et l’exposition à la pornographie juvénile et à d’autre contenu indésirable. L’auteure examine des mesures de précaution , comme la surveillance parentale, les filtres de contenu et d’autres formes de surveillance en ligne que les parents peuvent employer afin de limiter l’exposition de leur enfant à une documentation indésirable. Le rapport présente également des statistiques concernant les temps que les jeunes passent en ligne, les différents endroits où ils sont susceptibles d’avoir généralement accès à Internet et les différentes activités auxquelles ils se livrent en direct.

Antrobus, David. The Commercial Sexual Exploitation of Children on the West Coast of Canada, 2003. Extrait le 23 décembre 2003 de http://www.vachss.com/guest_dispatches/david_antrobus.html .

L’auteur de cet exposé de position analyse les motifs, tels que le maltraitement et le sans-abrisme, qui poussent les jeunes à s’engager dans le commerce du sexe au Canada. Il est d’avis qu’en laissant les enfants devenir des prostitués, la société a échoué et qu’elle continuera d’échouer tant que des procédures appropriées n’auront pas été élaborées afin d’empêcher les jeunes de s’engager dans le commerce du sexe et d’aider ceux qui veulent en sortir. La solution proposée par l’auteur se trouve dans l’éducation du public et du secteur privé.

Benschop, Albert. Child Pornography in Cyberspace: Traces of Crime, 2003. Extrait le 17 novembre 2003 de
http://www.sociosite.org/pornography_child.php.

Cet article présente une étude de l’exploitation des enfants en direct, y compris la pornographie juvénile, le leurre et le tourisme sexuel impliquant des enfants. L’auteur fournit des renseignements sur les conditions auxquelles sont confrontés les enfants qui sont victimes d’abus. L’ouvrage contient notamment une section consacrée à la typologie des agresseurs sexuels, une explication du processus de conditionnement, une description de l’industrie dutourisme sexuel impliquant des enfants et, en dernier lieu, les résultats d’une étude menée en Nouvelle-Zélande relativement au comportement des enfants en direct.

Blatchford, Christie. « Child-Porn Fan Gets Life for Killing Toronto Girl », dans The Globe and Mail, 2004. Extrait le 18 juin 2004 de http://www.globeandmail.com .

Cet article de journal transmet de l’information concernant l’enlèvement, l’agression sexuelle, le meurtre et le démembrement de Holly Jones. Il contient aussi une déclaration de culpabilité prononcée par Michael Briere ainsi qu’une déclaration de la victime faite par la mère de Holly, Marie Jones. Selon la position adoptée par l’auteur, dans ce cas précis, on peut trouver un lien de causalité entre la consommation de pornographie juvénile et l’agression sexuelle. D’après l’article du Globe and Mail, M. Briere était un fervent consommateur de « pornographie juvénile », autant à la maison qu’au travail. En outre, les photographies qui étaient téléchargées montraient des jeunes filles prépubères (âgées de 10 à 12 ans), de la même classe d’âge que Holly Jones. L’existence d’un lien de causalité direct entre la consommation de pornographie juvénile et la perpétration d’infractions par contact a également été suggérée par plusieurs cadres supérieurs de la police de Toronto.

Bonnell, Greg. Predators on the Web: Did you Hear the one About the Teenager who Told her Parents Absolutely Everything About her Life? For Most Kids, That Joke Doesn’t Need a Punch Line. After all, who Tells Their Parents Everything ? [s.d.]. Extrait le 30 avril 2004 de http://www.digitaldefence.ca .

Ce rapport de presse en ligne cible les aspects de la confiance et de l’anonymat qui sont rattachés au processus de « conditionnement », une réalité courante dans les relations en direct. L’auteur décrit certaines caractéristiques de comportement qu’un prédateur en direct est susceptible de rechercher chez une victime potentielle, comme les jeunes qui sont solitaires, rebelles, qui vivent des relations dysfonctionnelles à la maison ou ceux qui se livrent activement à un comportement à risque en direct, tel que les conversations explicitement sexuelles. L’auteur conclut son article en présentant plusieurs suggestions qui visent à assurer la sûreté en direct, qui vont de la sélection de pseudonymes à la protection de la confidentialité. Cet article procure une solide introduction à l’exploitation sexuelle des enfants en direct.

Bullen, Pat, et Niki Harre. The Internet: Its Effects on Safety and Behaviour, Aukland, Nouvelle-Zélande, Université d’Aukland, département de psychologie, 2000.

Ce rapport rédigé au profit de l’Université d’Aukland attire l’attention sur le comportement des jeunes en direct. Les auteurs analysent des questions liées à l’utilisation d’Internet, notamment le risque, l’anonymat, l’accoutumance, l’échange de renseignements personnels, l’exposition à un contenu indésirable et les sollicitations sexuelles. Les conclusions présentées montrent que 60 % des adolescentes se livrent au cybersexe, que 41 % des jeunes ont pris contact hors ligne avec un « ami » rencontré en direct et que 40 % des adolescentes divulguent des renseignements personnels en direct.

Centre canadien de ressources pour les victimes de crimes. L’exploitation sexuelle des enfants et l’Internet, 2000.

Cette ressource présente une étude des divers dangers rattachés à l’utilisation d’Internet. Les auteurs commentent des mesures préventives , telles que les filtres, l’application de la loi et le rôle des fournisseurs d’accès Internet. On y trouve un résumé détaillé des 1 501 entrevues menées dans le cadre du Youth InternetSafety Survey (un sondage sur la sécurité des jeunes dans Internet) ainsi que plusieurs initiatives que les organismes d’application de la loi et les législateurs ont prises jusqu’ici. Ce rapport est utile, dans la mesure où il montre clairement la gravité de l’exploitation sexuelle des enfants en direct.

Carr, John. Theme Paper on Child Pornography. Exposé présenté lors du Deuxième Congrès

mondial contre l’exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales àYokohama, au Japon, en 2001.

Rédigé au profit du National Children’s Home: Action for Children, l’exposé thématique de John Carr est une excellente ressource en ce qui concerne la pornographie juvénile. L’auteur présente un compte rendu détaillé du processus de conditionnement et des questions qui entourent l’âge requis pour consentir, il explique comment les agresseurs sexuels d’enfants utilisent la pornographie juvénile et, en dernier lieu, il montre l’importance de l’identification des victimes. Entre autres domaines étudiés dans cet article, mentionnons notamment l’opération Cathedral, la plus vaste opération policière internationale de l’histoire, qui a permis d’identifier 180 membres du W0nderland Club et de retracer des images pornographiques montrant 1 263 enfants différents, et l’opération Special Delivery,qui a conduit à la poursuite en justice de 95 individus dans 36 États. Pour conclure, l’auteur fait une présentation du service Internet Hotlines for Europe (INHOPE) et de l’association Children’s Charities Coalition for Internet Safety, des organismes qui permettent aux gens de signaler le matériel suspect qui se trouve dans Internet et qui sont similaires au service d’assistance en ligne aux États-Unis et à Cyberaide.ca au Canada. L’association Children’s Charities Coalition for Internet Safety regroupe les organismes Childline, National Children’s Home: Action for Children, Barnardo’s, National Society for the Prevention of Cruelty to Children, National Children’s Bureau, National Council for Voluntary Child Care Organizations et Children’s Society .

Carr, John. Child Abuse, Child Pornography and the Internet, National Children’s Home (NCH), Londres, 2003.

John Carr, un consultant Internet pour l’organisme National Children’s Home: Action for Children, examine la production, la circulation et la possession d’images pornographiques montrant des enfants et leur lien possible avec des infractions par contact. Le modus operandi de l’agresseur sexuel d’enfants est également examiné dans cet article, mais l’élément de preuve qui est fourni afin de démontrer qu’il existe un lien « solide » entre la consommation de pornographie juvénile et la perpétration d’infractions sexuelles est faible. Ce rapport contient aussi des résumés des opérationsOre et Avalanche, et il est conclu par une partie où l’auteur aborde la nécessité, pour les agresseurs sexuels d’enfants, de recevoir un traitement approprié, tel qu’une thérapie cognitivo-comportementale.

Child Find Manitoba. Cybertip.ca: Taking Stock a Year Later, Winnipeg , 2003.

Cyberaide.ca (Cybertip.ca) est un service d’assistance dans Internet qui a été élaboré par Child Find Manitoba, afin de permettre le signalement de la pornographie juvénile, du leurre, du tourisme sexuel impliquent des enfants et de la prostitution enfantine. Cyberaide.ca sert également à recueillir des statistiques qui serviront à relever des tendances et des renseignements qui serviront à la police et à l’élaboration de politiques. L’organisme s’est servi de l’information qu’il a reçue afin d’ébaucher des profils de victimes potentielles et de cerner les techniques qui étaient utilisées dans le processus de leurre.

Fadel, Fadi. Exiting: A Peer Support Model for Exiting and Healing, Vancouver, International Centre to Combat Exploitation of Children, s.d.

On expose dans cet article les différentes difficultés auxquelles sont confrontés les jeunes qui sont victimes d’abus lorsqu’ils tentent de briser le cycle de ces abus. Fadi Fadel présente des faits concernant des jeunes victimes d’abus sexuels, et il commente également les obstacles auxquels ils font face lorsqu’ils essaient de s’affranchir de la victimisation récurrente. L’auteur décrit en détail le cycle de guérison, qui est crucial pour ceux qui tentent de s’affranchir de l’exploitation, car il sert de cadre structuré, conçu afin d’assurer la réussite du jeune, étant donné que les récidives et les autres facteurs susceptibles de se produire tout au long du processus s’affranchissement y sont pris en compte. Cet article est également utile en raison des stratégies de prévention et des suggestions qui y sont examinées.

Finkelhor, David, Kimberly J. Mitchell et Janis Wolak. Online Victimization: A Report on the Nation’s Youth (Youth Internet Safety Survey), Alexandria , VA , National Center for Missing and Exploited Children, 2000, p. 1-50.

Cette étude est une ressource d’information sur la victimisation des jeunes en direct. Les auteurs fournissent des statistiques concernant les sollicitations sexuelles, les sollicitations sexuellesagressives, l’exposition au matériel indésirable et le harcèlement,d’après des entrevues conduites auprès d’un échantillon de 1 501 jeunes vivant aux États-Unis. Les auteurs du rapport analysent également les méthodes de prévention , telles que les campagnes d’éducation sur Internet, les filtres et la surveillance parentale visant à assurer la sécurité en direct. Les différentes raisons du signalement insuffisant, par exemple la gêne et la crainte que les parents n’interdisent les activités en direct, sont également commentées. Bien que cette étude contienne beaucoup de précisions sur le sujet, sa validité et sa fiabilité sont limitées.

Finkelhor, David, Kimberly J. MITCHELL et Janis Wolak. Highlights of the Youth Internet Safety Survey , United States Department of Justice, Office of Juvenile Justice and Delinquency Prevention, 2001.

Ce document présente un résumé des résultats du Youth InternetSafety Survey. Selon les conclusions clés, sur les 1 501 jeunes qui ont été interrogés, 20 % avaient subi des sollicitations sexuelles non désirées, 3 % avaient subi des sollicitations sexuelles agressives, susceptibles de donner lieu à un contact hors ligne, 25 % avaient été exposés à un matériel sexuel non désiré et 6 % avaient été harcelés. Bien que le rapport fournisse un résumé détaillé de la recherche, il ne contient aucun renseignement qui n’est pas déjà englobé dans l’étude.

Grant, Anna, Fiona David et Peter Grabosky. « Child Pornography in the Digital Age », dans Transnational Organized Crime, vol. 3, n o 4, 1997, p. 171-188.

Cet article de revue spécialisée contient une analyse des diverses questions qui entourent la pornographie juvénile dans Internet. Les auteurs y présentent des problèmes définitionnels, des dilemmes juridiques et divers défis que les législateurs doivent relever. En ce qui a trait à la législation, les auteurs résument les lois sur la pornographie qui sont actuellement en vigueur en Australie, aux États-Unis et au Canada. Cependant, la plus grande partie de cet article est consacrée à l’explication des répercussions que les progrès technologiques, tels que le service de bavardage Internet, le World Wide Web et l’encodage, ont sur la pornographie juvénile. En dernier lieu, les auteurs examinent les interventions actuelles des organismes d’application de la loi dans différents territoires de compétence et de différents organismes sans but lucratif qui s’efforcent d’éradiquer l’exploitation des enfants en direct.

Home Office Task Force on Child Protection on the Internet. Good Practice Models and Guidance for the Internet Industry on: Chat Services, Instant Messaging, and Web-Based Services, s.d.

Mis sur pied en 2001, le Home Office Task Force a été créé afin de sensibiliser les utilisateurs d’Internet aux dangers de l’activité en direct et, plus particulièrement, du conditionnement. Dans son rapport, ce groupe de travail décrit en profondeur le World Wide Web, la messagerie instantanée et les aspects du bavardage. Chaque partie du rapport présente une description de la technologie, les préoccupations sur la sécurité qui sont rattachées à son utilisation, des conseils et des outils visant à intensifier la sécurité ainsi que des suggestions concernant les différentes méthodes disponibles pour signaler les incidents graves. Les auteurs du rapport démontrent également au lecteur comment les agresseurs sexuels d’enfants utilisent le bavardage et les services de messagerie instantanée, y compris les caméras Web, les échanges de photos et les appareils portatifs, pour rechercher, conditionner, isoler et manipuler les victimes.

Horton, Merlyn. Places of Risk, Places of Help. Internet Exploitation: An Overview of Existing Technology , 2001. Extrait le 27 juillet 2004 de http://www.safeonlineoutreach.org/content/places_places_of_risk.html

Ce rapport contient des descriptions approfondies des différentes technologies rattachées à à Internet qui peuvent servir à produire, à recueillir, à vendre et à exporter la pornographie juvénile. Les avancées technologiques, telles que le bavardage Internet, la messagerie instantanée, les conférences audio-vidéo, la téléphonie Internet, les forums de discussion et les transferts de fichiers entre homologues sont commentées, tout comme les différents risques directs et indirects qui sont rattachés à l’utilisation de ces technologies et leur incidence sur la société.

James, Marianne. « Paedophilia », dans Trends and Issues in Crime and Criminal Justice, vol. 57, 1996, p. 1-6.

Dans cet article de revue spécialisée, l’auteure définit la pédophilie, compare et oppose les pédophiles et les agresseurs d’enfants et mentionne différentes infractions attribuables aux pédophiles. En outre, Marianne James donne un aperçu du processus de « conditionnement » qu’un pédophile est susceptible de suivre, puis elle analyse les avantages d’une thérapie cognitivo-comportementale, dans la mesure où ce traitement réduit la récidivité. Bien que l’on trouve dans cet article des statistiques (recueillis par d’autres auteurs au moyen de divers méthodes) concernant le nombre d’hommes et de femmes qui ont été agressés sexuellement, il y est question des infractions commises dans l’espace réel. Les délits en direct n’y sont pas commentés.

Jones, Vernon. Position Paper on Child Pornography and Internet-Related Sexual Exploitation of Children , Save the Children Europe Group, 2003.

L’auteure de cet exposé de position a saisi la gravité de l’exploitation des enfants dans Internet. Elle examine la manipulation, la violence et les sévices auxquels chaque enfant est soumis afin de produire une seule imagepornographique. Elle souligne la nécessité que les victimes qui ont été identifiées reçoivent un traitement approprié afin de mettre un terme au traumatisme et de prévenir la victimisation ultérieure. L’auteure décrit la technologie utilisée (les programmes entre homologues, les forums de discussion, le courrier électronique et les sites Web) et elle commente le rôle que peut jouer la technologie dans la victimisation des enfants et dans le dépistage des agresseurs sexuels d’enfants.

Koontz, Linda. File Sharing Programs: Users of Peer-to-Peer Networks Can Readily Access Child Pornography , Washington , DC , United States General Accounting Office, 2004.

Dans ce rapport, l’auteure explique que les pédophiles et les agresseurs sexuels utilisent des réseaux entre homologues en vue de faire le commerce de la pornographie juvénile et que ces réseaux leur servent aussi de forum de discussion en ce qui a trait à la pédophilie et aux délits par contact. Elle examine en profondeur le fonctionnement des réseaux entre homologues, tout comme les méthodes que les spécialistes de l’application de la loi utilisent pour dépister les délinquants qui sont reliés à ces réseaux, en raison du fait que l’anonymat n’y est pas toujourspossible. Compte tenu du modèle décentralisé des réseaux entre homologues, les utilisateurs sont moins exposés aux lois sur le droit d’auteur, puisqu’ils n’ont pas besoin d’un serveur. Cependant, cela n’assure pas l’anonymat, en raison de l’espace virtuel de nom qui relie l’individu à l’adresse Internet de l’ordinateur qui est utilisé. Par conséquent, lors du processus d’échange de fichiers, il est possible de découvrir l’adresse Internet de l’utilisateur. Au moyen de 12 mots clés, dont il est bien connu qu’ils sont rattachés à la pornographie juvénile en direct, le Customs Cybersmuggling Center a effectué une recherche au moyen de KaZaA, un programme d’échange de fichiers entre homologues. Cette recherche a permis de trouver 1 286 occurrences, 42 % d’entre elles étant rattachées à la pornographie juvénile.

LI, Chin-Keung. « The Main Thing is Being Wanted », dans Journal of Homosexuality, vol. 20, no.  1, 1990, p. 129-141.

Dans son article de revue spécialisée, Chin-Keung Li, un psychologue clinicien qui travaille pour l’Université de Cambridge, tente d’expliquer le délit d’abus sexuel du point de vue d’un pédophile, en analysant le matériel enregistré pendant une centaine d’heures, qui a été recueilli au moyen d’entretiens avec 27 hommes qui ont eu des contacts sexuels avec des enfants. D’après les entretiens conduits par M. Li, les pédophiles choisissent des enfants pour se livrer à des relations sexuelles parce qu’ils sont attirés par des qualités, telles que l’amour et la joie de vivre des enfants, qui ne se retrouvent pas dans le monde des adultes, selon eux. Au dire de M. Li, les pédophiles ne considèrent pas les enfants comme des substitut de partenaires sexuels adultes, ils choisissent consciemment d’être avec des enfants.

Miller, Kylie. « Detection and Reporting of Child Sexual Abuse (Specifically Paedophilia): A Law Enforcement Perspective », dans Paedophilia: Policy and Prevention, vol. 12, p. 32-38, 1997.

Cet article de revue spécialisée, rédigé pour le compte du Australian Institute of Criminology, propose au lecteur une brève étude de la pédophilie comprenant une définition du pédophile ainsi qu’une liste de ses traits distinctifs habituels et son profil type. En outre, l’auteur analyse les diverses raisons pour lesquelles les abus sexuels commis par des pédophiles ne sont déclarés qu’en partie. Il s’agit d’un fait important, parce que les signalements des victimes sont cruciaux pour leur identification, pour élaborer des statistiques et des profils des délinquants et des victimes potentielles et, en dernier lieu, pour s’assurer que les survivants ont accès à un traitement approprié.

Mitchell, Kimberly J., David Finkelhor et Janis Wolak. « Risk Factors for and Impact of Online Sexual Solicitation of Youth », dans Journal of the American Medical Association, vol. 285, n o  23, 2001, p. 3011-3014.

Ce rapport est similaire à celui qui met en lumière le Youth Internet Safety Survey, dans la mesure où il présente d’autres commentaires sur l’étude qui a été menée en 2000. Dans ce bref rapport, les auteurs examinent la partie de l’étude où sont analysées les sollicitations sexuelles et où sont précisés les traits distinctifs des jeunes qui sont susceptibles de devenir des victimes. Il s’agit notamment des jeunes qui sont marginaux ou déprimés et de ceux qui se livrent à un comportement en direct comportant un risque élevé, tel que la fréquentation de bavardoirs afin de converser avec des étrangers.

Mitchell, Kimberly J., David Finkelhor et Janis Wolak. « The Exposure of Youth to Unwanted Material on the Internet: A National Survey of Risk, Impact, and Prevention », dans Youth and Society, vol. 34, n o  3, 2003, p. 330-358.

Dans cette étude, les auteurs analysent les risques possibles auxquels font face les jeunes qui sont exposés à du matériel indésirable pendant qu’ils sont en ligne. Ils examinent également le débat qui oppose la liberté de parole et la protection des enfants. Bien que cette étude soit un développement du Youth InternetSafetySurvey, elle cible uniquement l’exposition des jeunes à un contenu indésirable. Le lecteur y trouvera des statistiques obtenus dans le cadre de cette étude, la classification des images auxquelles des jeunes ont été exposées, les méthodes que les jeunes utilisent pour s’échapper ainsi que celles qu’ils utilisent pour signaler l’incident. Les auteurs commentent également l’incidence possible de ce type d’exposition sur les attitudes envers le sexe, d’Internet et de la sécurité.

O’Connell, Rachel. A Typology of Cybersexploitation and Online Grooming Practices, 2003. Extrait le 19  juillet 2004 de http://www.uclan.ac.uk/host/cru/docs/cru010.pdf .

Rachel O’Connell a effectué son étude afin de sonder la collecte, la diffusion et le commerce des photos érotiques et pornographiques d’enfants dans Internet, d’étudier à fond les facteurs psychologiques qui contribuent à susciter chez des adultes un intérêt sexuel pour les enfants et, en dernier lieu, d’informer les organismes d’application de la loi, dans l’intention de les rendre plus efficaces dans la lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants en direct. Au moyen de l’observation participante, la chercheuse a passé 50 heures, échelonnées sur une période de cinq ans, à faire de la recherche dans les bavardoirs en se faisant passer pour une fillette de 8, 10 ou 12 ans. Le découpage du processus de conditionnement en 13 étapes distinctes que propose la chercheuse est assez instructif, et celle-ci conclut son rapport par un certain nombre de recommandations sur les modifications législatives et les stratégies policières.

Out from the Shadows: International Summit of Sexually Exploited Youth Final Report, Victoria, University Press, 1998.

La déclaration et le plan d’action des enfants et des jeunes victimes d’abus sexuels devraient servir de ressource lorsqu’il s’agit d’élaborer des programmes de prévention. Ce rapport contient une description des rôles que devraient jouer les jeunes, les parents, les éducateurs, le gouvernement et les médias. Ces rôles supposent notamment d’élaborer et de mettre en œuvre des programmes de prévention, d’offrir aux victimes un accès à des spécialistes dont la formation est appropriée en cas d’urgence et, en dernier lieu, d’éduquer le public afin de supprimer les stéréotypes associés aux enfants victimes d’abus sexuels. L’un des principaux arguments évoqués dans ce rapport est que les jeunes devraient participer à chaque étape du processus de planification. Les jeunes devraient aussi apporter leur collaboration à la dotation en personnel des services d’assistance et à l’élaboration des programmes de sensibilisation ou d’encadrement ainsi qu’à la consultation d’urgence. Le dernier point clé qui est examiné dans ce rapport, c’est que ceux qui souhaitent échapper à une vie d’abus doivent être protégés, et non poursuivis en justice.

Quayle, Ethel, et Max Taylor. « Paedophiles, Pornography, and the Internet: Assessment Issues », dans British Journal of Social Work, vol. 32, 2002, pp. 863-875.

Ces chercheurs analysent les différentes motivations qui poussent les pédophiles à faire collection de pornographie juvénile. À l’aide de données recueillies lors d’entretiens avec des délinquants et des spécialistes du domaine, lors de la recherche courante dans le cadre du projetCOPINE, les auteurs mentionnent des motifs qui vont de l’excitation sexuelle à l’utilisation des images pornographiques comme outil de chantage à exercer auprès des victimes. Dans leur article, ils expliquent aussi comment les pédophiles se servent de divers dispositifs en direct tels que les forums de discussion, le service de bavardage Internet et les systèmes de babillard électroniques afin de localiser, de conditionner et d’abuser sexuellement des enfants. Bien que l’article donne à penser que la pornographie juvénile et la pédophilie sont reliées, ses auteurs ne parviennent pas à démontrer un lien de cause à effet entre les deux.

Renold, Emma, et Susan Creighton. Images of Abuse: A Review of the Evidence on Child Pornography , Londres, National Society for the Prevention of Cruelty to Children, 2003.

Dans cette analyse documentaire, les auteures examinent la difficulté de définir la pornographie juvénile, compte tenu du fait que la législation concernant ce qui est taxé de pornographie juvénile varie en fonction du territoire de compétence. Les auteures étudient à fond la transformation des processus de production, de distribution et de consommation depuis la fin des années 1970, tout en ciblant également le traumatisme psychologique que vivent les enfants à toutes les étapes des abus dont ils sont victimes (ils sont maltraités et photographiés, et ils savent que la photo sera toujours dans le cyberespace). Elles examinent aussi l’incidence qu’a eue Internet sur la pornographie juvénile.

Rettinger, L. Jill. La relation entre la pornographie juvénile et les infractions sexuelles contre les enfants : une analyse documentaire , ministère de la Justice Canada, 2000. Extrait le 10 avril 2004 de http://canada.justice.gc.ca/fr/ps/rs/rep/rr00-5.html .

Dans son analyse documentaire, Jill Rettinger a examiné plusieurs études dont les auteurs avaient analysé le lien possible entre la consommation de pornographie juvénile et les infractions sexuelles. D’après la recherche qui a été effectuée à l’aide d’auto-évaluations et d’entretiens en personne avec des pédophiles, des agresseurs d’enfants et des délinquants sexuels qui visent les adultes, ces délinquants consommaient rarement de la pornographie juvénile. Même si certains délinquants ont déclaré que la consommation de pornographie juvénile ou adulte était un facteur contributif de leur infraction, d’autres ont laissé entendre que la consommation de pornographie atténuait leur motivation déviante. Un lien de causalité entre la consommation de pornographie et les délits sexuels n’a pas encore été établi dans ce domaine de la recherche. Un grand nombre de préoccupations caractérisent la recherche visant à sonder le lien entre la consommation de pornographie et les délits sexuels, y compris les définitions contradictoires de la pornographie juvénile, l’utilisation de différentes méthodologies d’une étude à l’autre et le consentement libre à participer à ce type de recherche.

« Sexual Assault on Youth », dans School-Based Violence Prevention Programs: A Resource Manual to Prevent Violence Against Girls and Young Women , University of Calgary Resolve, 2002. Extrait de http://www.ucalgary.ca/resolve/violenceprevention.html .

Dans cet article rédigé à la University of Calgary, l’auteur analyse les diverses méthodes de prévention tout en préconisant l’empathie à l’égard de la victime pour ce qui est du crime d’agression sexuelle. D’après cet article, des stratégies de prévention devraient être enseignées en cinquième ou en sixième année, et elles devraient englober diverses méthodes de présentation. Si l’on prend en compte le fait que l’agression sexuelle est comparable à l’exploitation en direct, dans la mesure où les deux entraînent un traumatisme psychologique profond et ne sont signalées qu’en partie, l’empathie à l’égard de la victime est cruciale tout au long des étapes de la prévention, de l’arrestation et du traitement.

« Sexually Exploited Youth », dans School-Based Violence Prevention Programs: A Resource Manual to Prevent Violence Against Girls and Young Women , University of Calgary Resolve, 2002. Extrait de http://www.ucalgary.ca/resolve/violenceprevention.html .

Cet article rédigé pour une publication de la University of Calgary présente un examen du problème de la prostitution juvénile au Canada. Comme les enfants victimes d’autres abus, les victimes de la prostitution juvénile viennent de différents milieux socioéconomiques. Cet article donne aussi un aperçu des programmes de prévention de l’exploitation sexuelle à l’école, notamment des objectifs et du contenu des programmes, de la formation des maîtres et de la participation des parents.

Storrow, Marvin R. V., et Roy Millen. Child Pornography and Freedom of Expression in Canada , The International Society for the Reform of Criminal Law Technology and its Effects on Criminal Responsibility, Security, and Criminal Justice, s.d.

Dans ce rapport, les auteurs comparent les cas de pornographie juvénile Sharpe (Canada) et Ashcroft (États-Unis). L’un des aspects importants de ce rapport est l’examen de l’argument de la défense soulignant les qualités artistiques, qui a été utilisé dans l’affaire Sharpe et selon lequel un accusé ne peut pas être reconnu coupable si l’image ou le matériel écrit qui constitue prétendument une forme de pornographie juvénile a des qualités artistiques ou un but éducatif, scientifique ou médical. Cette ressource est utile pour comparer les similitudes et opposer les différences entre la législation canadienne et la législation américaine en ce qui concerne la pornographie juvénile.

Taylor, Max. Child Pornography and the Internet: Challenges and Gaps, 2001.

Dans cette communication présentée lors du Deuxième Congrès mondial contre l’exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales, Max Taylor décrit l’activité qui consiste à collectionner de la pornographie juvénile en direct et les motivations qui peuvent inciter à le faire. L’auteur analyse également l’importance de la recherche afin de préciser les effets que ce comportement entraîne sur les enfants qui sont victimes d’abus. En conclusion, l’auteur examine le concept selon lequel on prône la sensibilisation des délinquants potentiels en fonction de l’incidence que leur comportement peut avoir sur les jeunes.

Taylor, Max. The Nature and Dimensions of Child Pornography on the Internet, 2002. Extrait le 6 avril 2004 de http://www.ipce.info/library_3/files/nat_dims_kp.htm .

Dans cet article rédigé au nom du University College à Cork, en Irlande, Max Taylor cible les problèmes rattachés à la pornographie juvénile en direct. Les questions de compétence, l’utilisation de la technologie en vue de transformer des photographies (le morphage) et l’usage d’Internet afin de constituer des réseaux de pédophiles ne sont que quelques-unes des questions présentées par MaxTaylor. Ce dernier suggère par ailleurs une typologie visant à classifier les différentes images que les pédophiles et les agresseurs sexuels sont susceptibles de rechercher ainsi que les différentes étapes de l’engagement des pédophiles. Pour terminer, l’auteur étudie à fond ce en quoi l’activité qui consiste à collectionner de la pornographie juvénile constitue un problème psychologique, et il examine le rôle qu’Internet a joué dans le développement du syndrome du collectionneur.

Taylor, Max, Ethel Quayle et Gemma Holland. « Child Pornography, the Internet and Offending », dans The Canadian Journal of Policy Research, vol. 2, no.  2, 2001, p. 94-100.

En plus de présenter une explication des différentes formes de technologie utilisées par les agresseurs sexuels en vue de leurrer des victimes potentielles, cet article offre au lecteur une description exhaustive du projet COPINE. Dans le cadre de ce projet, qui regroupe des participants de l’Irlande, du Royaume-uni, de la Belgique, des Pays-Bas et des États-Unis, les chercheurs abordent la vulnérabilité des enfants en ce qui a trait aux nouvelles technologies. L’organisme tient à jour une base de données de référence sur la pornographie juvénile, il évalue la dangerosité d’un pédophile en analysant sa collection d’images pornographiques et il effectue de la recherche sur la nature et l’incidence du tourisme sexuel et du trafic d’enfants.

Tremblay, Pierre. Social Interactions Among Paedophiles, Montréal, Québec, ministère de la Justice Canada, 2002.

Pierre Tremblay, un chercheur à l’Université de Montréal, tente d’analyser les conditions qui permettent aux pédophiles de constituer des réseaux sociaux et de surmonter leur isolement. D’après des entretiens avec 19 récidivistes (17 condammnés pour des infractions liées au sexe), l’auteur affirme que les gens ne sont pas plus susceptibles de devenir des pédophiles en raison d’Internet, mais qu’ils disposent maintenant d’un moyen qui leur permet d’échanger des idées avec des individus aux vues similaires. L’auteur examine également comment Internet sert les pédophiles, non seulement pour constituer des réseaux, mais aussi pour repérer des victimes potentielles. Bien que les conclusions présentées dans cet article soient fondées sur l’apprentissage social et la théorie de l’anomie, les données examinées ont été recueillies à la suite d’entretiens avec des délinqants, ce qui soulève des doutes quant à leur validité,pour des motifs tels quel’honnêteté et le consentement libre.

Walker, Duncan . Hi-Tech Tool Against Paedophiles Unveiled, 2003. Extrait le 28 juin 2004 de http://news.bbc.co.uk/go/pr/fr/-/2/hi/uk_news/politics/3091663.stm .

Cet article de la British Broadcasting Corporation fournit une brève description du système de base de données d’images Childbase, que le National Crime Squad du Royaume-Uni utilise actuellement sous la direction du chef de police adjoint Jim Gamble. L’auteur explique comment le système permet de « représenter graphiquement » un visage, puis de le convertir en une suite de chiffres, ce qui permet de le comparer à d’autres images stockées dans la base de données. Même si cet article offre un magnifique exemple d’une approche proactive de l’application de la loi, la description du logiciel est limitée, en raison des inquiétudes du point de vue de la sécurité.

Wolak, Janis, Kimberly J. Mitchell et David Finkelhor. « Escaping or Connecting? Characteristics of Youth who Form Close Online Relationships », dans Journal of Adolescence, vol. 26, 2003, p. 105-119.

Dans cet article de revue spécialisée, les auteurs tentent de cerner les facteurs contributifs qui incitent les jeunes à établir des liens étroits en direct. Fondant leurs théories sur le Youth Internet Safety Survey qu’ils ont mené en 2000, les auteurs concluent que les jeunes qui sont très exposés à un haut niveau de conflits parentaux, qui ne dialoguent pas suffisamment avec leurs parents et qui adoptent un comportement très délinquant (la consommation de drogue ou d’alcool) sont plus susceptibles d’établir des relations en direct, ce qui accroît leurs chances d’être visés par des prédateurs en direct. Des questions telles que la dépression, la victimisation par les pairs, l’utilisation fréquente d’Internet et les situations de détresse sont également examinées afin de préciser leur incidence sur le comportement en direct des jeunes.

Wolak, Janis, Kimberly J. Mitchell et David Finkelhor. Internet Sex Crimes Against Minors: The Response of Law Enforcement , Alexandria , VA , National Center for Missing and Exploited Children, 2003.

Cette étude nationale portant sur la victimisation des jeunes en direct (N-JOV) était la première à viser le nombre et les caractéristiques des arrestations liées à l’exploitation des jeunes en direct. Les chercheurs ont relevé trois infractions suivantes en relation avec la pornographie juvénile et Internet : les crimes commis dans Internet contre des victimes identifiées, les sollicitations aux agents d’infiltration et la possession, la distribution et/ou le commerce de la pornographie juvénile. Le rapport donne à penser qu’il y a un lien entre la pornographie juvénile et les infractions par contact (67 %). Il y est aussi expliqué qu’il est important de signaler les infractions sexuelles aux autorités de l’application de la loi. Le lecteur trouvera également dans ce rapport des descriptions de la méthodologie de recherche ainsi que des statistiques, des graphiques et des tableaux.